Partager l'article ! Liste pour une Bretagne, solidaire, créative et responsable avec J-Y Le DRIAN: Notre projet est construit autour de six priorités majeures :&nb ...
KEVRE BREIZH COORDINATION CULTURELLE DE BRETAGNE
Notre projet est construit autour de six priorités majeures : la formation, l’emploi de qualité, le développement économique ; la jeunesse ; la Bretagne numérique. Une Bretagne « éco-pionnière », une Bretagne ouverte et équilibrée, une Bretagne du bien vivre Ensemble.
C’est bien évidemment pour nous une Bretagne unie.
Une Bretagne réunifiée après consultation des populations concernées comme le permet dès aujourd’hui la loi.
Notre position relative au processus de réunification administrative de la Bretagne historique est constante depuis 2004, depuis que nous avons adopté à l’unanimité une résolution en octobre 2004.
Cette position a été rappelée notamment au travers d’une nouvelle motion lors de la séance d’octobre 2008 prenant ainsi acte des déclarations du Président de la République en faveur d’une réforme de la carte des collectivités territoriales, qui évoquait la possibilité de la réunification administrative de la Normandie. Ainsi, la Région Bretagne demandait à la commission dite Balladur de réflexion sur la réforme des collectivités territoriales de prendre aussi en compte la question de la réunification administrative de la Bretagne.
Position réaffirmée en décembre 2008 au travers d’une motion en faveur de la réunification administrative de la Bretagne et d’une intensification des partenariats avec le Conseil général de Loire-Atlantique, qui acte la mise en place d’un groupe de travail interne à la Région Bretagne, pouvant faire appel à des expertises extérieures, afin de réfléchir et de faire des propositions sur ce que pourrait être la nouvelle architecture de la Bretagne dans le cadre de la réforme des administrations locales, d’inviter le gouvernement à prendre toutes les initiatives nécessaires pour organiser le débat et des consultations populaires nécessaires, de suggérer, dores et déjà, d’ouvrir les instances de concertation du Conseil général de Loire-Atlantique et d’associer les régions du grand ouest à une réflexion plus globale des régions ouest du territoire national.
Cette motion invite le Gouvernement à « prendre toutes les initiatives nécessaires pour organiser le débat et les consultations populaires nécessaires », rappelant ainsi les responsabilités qui sont les siennes.
Donc nous réaffirmons notre volonté et réitérons notre demande d’une Bretagne réunifiée après consultation des populations concernées comme le permet dès aujourd’hui la loi.
C’est bien évidemment pour nous une Bretagne unie, forte de sa culture et de son identité, une Bretagne qui considère ses langues comme une richesse.
C’est pourquoi, nous exigeons que le Président de la République respecte ses engagements pour une reconnaissance nationale des langues régionales et/ou minoritaires.
L’identité bretonne est en effet indissociable de ses langues. La politique linguistique de la Bretagne trouve son fondement dans la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l'UNESCO qui stipule que « la diversité linguistique est un élément fondamental de la diversité culturelle » et dans le préambule de la Charte européenne des langues minoritaires qui stipule que « La protection des langues, dont certaines risquent de disparaître, contribue à maintenir et à développer les traditions et la richesse culturelle de l'humanité ». La convention de l'UNESCO est entrée en vigueur en mars 2007. La Charte européenne a été signée par la France en 1999 mais n'a toujours pas été ratifiée malgré la récente inscription des langues régionales dans la constitution française.
La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la V° République a introduit dans la Constitution un article 75-1 nouveau aux termes duquel « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ».
Les dernières déclarations d’un ministre de la République au détour d’un débat sur l’identité nationale sont inacceptables. Nous demandons, nous exigeons que le Président de la République respecte ses engagements : enfin une reconnaissance nationale des langues régionales et/ou minoritaires. Toute autre attitude est inconcevable.
Une Bretagne qui encourage la pratique et la transmission du breton et du gallo dans la vie sociale, publique, culturelle.
La Région Bretagne, en adoptant dès décembre 2004 un véritable Plan de politique linguistique, a ainsi affirmé son engagement à développer la langue bretonne et gallèse.
Le vote de ce plan a permis la mobilisation de tous autour d’un projet commun: promouvoir les langues bretonnes de l’enseignement initial à l’enseignement continu, promouvoir l’usage de la langue dans la vie de tous jours et favoriser son utilisation dans les médias.
Avec cinq objectifs : transmettre la langue bretonne, développer la présence de la langue bretonne dans la vie sociale et publique, encourager la pratique culturelle en breton, favoriser l’expression gallèse sous toutes ses formes, développer l’usage de la langue bretonne au sein de l’institution régionale.
Nous le savons, c’est dans le développement de l’usage du breton par les jeunes générations que se joue l’avenir de la langue. Aujourd’hui, 64 % de locuteurs ont plus de 60 ans et seuls 4% ont moins de 40 ans. 10 000 disparaissent chaque année. C’est donc une véritable course contre la montre qui est engagée pour sauver et promouvoir la pratique de nos langues.
Des moyens financiers et humains ont donc été mis en œuvre pour cela, pour apprendre le breton à l’école, former de nouveaux professeurs et développer les activités périscolaires bilingues.
A l’école et avant l'école. L'apprentissage du breton se développe dès la petite enfance, dans le cercle familial bien sûr mais aussi par l'intermédiaire des assistantes familiales et les crèches. Avec l'aide de la Région, l'association Divskouarn recense et répertorie les structures d'accueil de la petite enfance (crèches, assistantes maternelles, halte-garderie, etc.) qui propose un environnement de vie en breton aux tout-petits.
La promotion de l'enseignement du breton dès le plus jeune âge qui est une de nos priorités passe également par l'information et la sensibilisation du grand public. C’est pourquoi une campagne de promotion sur les atouts du bilinguisme précoce chez les enfants a été financée par la Région en 2008.
Pour gagner ce pari, il est impératif de promouvoir l'enseignement immersif et bilingue en maternelle. La Région soutient pour ce faire les trois filières d'enseignement bilingues (Div yezh pour le public, Dihun pour le privé catholique et Diwan pour le privé associatif).
Le Centre régional de documentation pédagogique (CRDP) diffuse gratuitement dans les écoles des manuels scolaires, dictionnaires, album jeunesse, etc. en breton. Ces supports pédagogiques sont produits dans le cadre du programme Ti Embann ar Skolioù brezhonek (« Maison d'édition des écoles en langue bretonne ») soutenu par la Région.
Près de 30 000 supports pédagogiques en langue bretonne sont produits et diffusés gratuitement dans les écoles par le CRDP.
Pour promouvoir l'enseignement de la langue bretonne dans les lycées, la Région Bretagne soutient financièrement les projets pédagogiques conçus en langue bretonne par les établissements et leur verse une dotation complémentaire lorsqu'ils dispensent des cours en langues bretonnes (breton ou gallo).
L’année 2008 aura été marquée par deux nouvelles actions dans le domaine des formations d’enseignants bilingues français-breton : la signature de conventions triennales avec l’Université de Bretagne Occidentale et l’Université de Haute Bretagne Rennes 2 sur la mise en place de modules sur l’enseignement bilingue français breton.
Autre pièce maîtresse du dispositif d'encouragement au développement du breton à l'école : la formation des futurs enseignants des filières bilingues. La Région aide ainsi les Universités de Rennes 2 et de Bretagne Occidentale à la mise en place de formations spécifiques sur l'enseignement bilingue breton-français à destination des étudiants de toutes les licences qui se destinent à l'enseignement primaire et secondaire. La Région octroie une cinquantaine de bourses SKOAZEL par an aux étudiants se destinant à enseigner le breton ou en breton.
Les formations de breton pour adultes se développent année après année grâce à l’intervention de la Région auprès des centres de formations et des aides individuelles aux stagiaires. Les adultes sont en effet de plus en plus nombreux à investir les cours du soir,
stages courts et longs ou cours par correspondance pour apprendre ou perfectionner leur breton. Le breton est enseigné dans le cadre de centres de formations agréés ou associatif (l'association DAO fédère les structures qui proposent l'apprentissage du breton pour les adultes).
Apprendre le breton tout en travaillant c'est aussi possible, dans le cadre de congé formation notamment. Des stages intensifs de 6 mois sont proposés par 3 centres de formation. Les stagiaires et les centres de formation peuvent recevoir des aides de la Région (prise en charge d'une partie du coût de la formation, bourses individuelles, Chèque force, etc.).
La présence de la langue dans la vie de tous les jours est en effet l’autre axe de la politique linguistique régionale. Elle se décline en diverses actions, notamment par un soutien à l’Office de la langue bretonne pour la sensibilisation et la diffusion linguistique, et des aides aux ententes de pays (Tiez ar Vro) pour assurer une présence territoriale de la langue.
La Région porte, par ailleurs, une attention particulière aux médias, source de diffusion de la langue. Ainsi, elle soutient la création et la diffusion d’émissions en langues bretonne et gallèse sur les radios et télévisions (hertzienne, TNT, Web…).
Ainsi, alors que le budget consacré à la politique linguistique était en 2004 de près de 4 millions d’euros, il est en 2008 de près de 6,7 millions d’euros, ce qui atteste sans conteste de la volonté de la Région d’atteindre les objectifs qu’elle s’est assignée. Nous avons ainsi tenu nos engagements de 2004.
Des engagements que nous avions tenus à inscrire également au travers de la convention additionnelle au Contrat de Plan 2007-2013, et que nous avons notamment mis en œuvre au sein du Comité de suivi de la carte scolaire bilingue.
Notre projet pour une « Bretagne Solidaire, créative et responsable » a pour priorité de renforcer l’ensemble de ces politiques et de notamment :
Faire passer le nombre de bourses Skoazell (pour les étudiants se destinant à l’enseignement du breton) de 40 à 100 par an.
Créer un dispositif similaire pour le gallo. Nous créerons un dispositif similaire aux bourses Skoazel pour le gallo dont il nous faudra déterminer les besoins.
Promouvoir le multilinguisme dans les projets soutenus par la Région dans les territoires. Nous nous félicitons que de nombreuses collectivités se soient engagées ces dernières années dans la signature de la Charte Ya d’Ar Brezhonneg. Nous poursuivrons et encouragerons les initiatives territoriales en faveur du multilinguisme breton-gallo. Nous poursuivrons par ailleurs nos soutiens aux « ententes territoriales de pays », véritables relais
dans les territoires de notre politique régionale.
Mieux connaître sa Région : offrir à chaque jeune breton un ouvrage sur l’histoire et la culture bretonne. En lien avec les autorités Académiques, nous concevrons et diffuserons dans les lycées un ouvrage sur l’histoire, la culture, la géographie, les paysages, l’économie de la Bretagne…Mieux connaître la région dans laquelle on vit est un atout.
Soutenir en lien avec l’UBAPAR le développement des CLSH en breton. Et de regarder à intégrer des modules de formation en langue bretonne dans les diplômes d’animation.
De développer l’édition en breton et en gallo. L’étude qui vient d’être engagée par la Région en lien avec l’EPCC Livres et Lectures, sur l’édition en langue bretonne devrait nous permettre de faire des propositions de développement et de structuration de la filière édition en breton.
D’encourager la création artistique en Breton. Nous encourageons toutes les pratiques culturelles qui permettent le développement de la langue bretonne. Sont ainsi aidées les créations de nouvelles pièces de théâtre en breton, et les fédérations d’associations dans le domaine du spectacle vivant. Nous envisageons d’accompagner à l’avenir la professionnalisation des troupes de théâtre en langue bretonne et simultanément de développer l’activité théâtrale en breton dans les écoles.
De soutenir la mutualisation des programmes des télévisions locales et la diffusion du breton et du gallo. Ces derniers mois, nous avons souhaité impulser et accompagner une dynamique de mutualisation de moyens entre les télévisions bretonnes de la TNT, y compris celles diffusées sur internet, afin de soutenir la filière de production audiovisuelle en Bretagne et de permettre ainsi une meilleure visibilité du fait régional. Comme vous le savez une étude de faisabilité et de définition d’une unité régionale de production de programmes est en cours et une première expérimentation de mutualisation de programmes également. Nous pourrions à l’avenir accompagner plus fortement ces initiatives. Et ainsi encourager la diffusion des langues bretonnes et gallèse au travers de ces médias. La création d’une nouvelle « case » hebdomadaire de programme en langue bretonne diffusée simultanément sur TV Rennes 35, Tébéo et Ty Télé contribue à cet objectif.
Et bien entendu de permettre au Conseil culturel de Bretagne de jouer pleinement son rôle. Forte de l'expérience de 70 responsables issus de tous les secteurs de la vie culturelle, cette assemblée deviendra un partenaire incontournable de nos politiques culturelles. La seule en France de cette nature.
C’est bien évidemment pour nous une Bretagne unie, forte de sa culture et de son identité, une Bretagne qui considère ses langues comme une richesse. Pour ce faire, nos priorités seront aussi les suivantes :
-Renforcer notre soutien aux projets artistiques et aux manifestations culturelles.
-Réaffirmer le lien entre cultures et territoires, promouvoir le 1% culturel dans tous les Pays.
-Créer un Fonds « jeune créatif ».
-Soutenir l’emploi et la formation des artistes.
-Contribuer à pérenniser les emplois associatifs dans le domaine culturel.
-Faire de la Bretagne une grande région européenne de l’image : structurer une filière de l’audiovisuel.
-Accompagner la numérisation des salles de cinéma associatives, d’Art et Essai, pour sauvegarder le réseau de petites salles en Bretagne.
-Valoriser notre patrimoine culturel (musées, mégalithes, phares, archéologie sous-marine, bateaux du patrimoine…).
-Rendre accessible le « patrimoine immatériel » (contes, chants, légendes, danses, savoir-faire traditionnels…). Nous sommes favorables à l’inscription de ce patrimoine sur la liste mondiale de l’UNESCO.
-Contribuer au maintien et au développement des librairies indépendantes en Bretagne.