Partager l'article ! Liste Bretagne au Centre soutenue par le Mouvement Démocrate (Modem): Questions de droits et de démocratie ...
KEVRE BREIZH COORDINATION CULTURELLE DE BRETAGNE
Questions de droits et de démocratie
Si vous vous êtes élus, le Conseil régional doit-il :
1- exiger à nouveau que la France adapte sa législation conformément aux droits de l'homme et au
droit européen ?
Le 21 juillet 2008 la réforme constitutionnelle par l’article l'article 75-1, introduisait les langues régionales dans la constitution française, après des années de mobilisation des acteurs associatifs et politiques notamment bretons. Cela ne répond pas à toutes les questions institutionnelles, législatives et règlementaires qui empêchent encore la langue bretonne de s’installer librement dans le paysage social et donnent une liberté aux collectivités locales pour mettre en place des intitiaves d’organisation de son enseignement.
C’est pourquoi le Conseil Régional comme entité de démocratie bretonne, peut exiger des parlementaires et de l’exécutif, que soit votée une loi sur les langues régionales; en faisant voter des motions, en demandant des rendez-vous au Ministre de la Culture et de la Communication...
Les services juridiques de la Région peuvent aussi être associé aux acteurs culturels pour la préparation de cette loi.
Par ailleurs, nous demanderons au gouvernement de ratifier la Chartre européenne des langues minoritaires.
2- dès maintenant, renforcer une politique conforme à ce droit en mettant notamment en oeuvre les actions prévues par la Charte européenne des Langues régionales ou minoritaires dans tous les domaines possibles ?
La politique linguistique du Conseil Régional de Bretagne, votée par les élus du groupe Modem à la Région prévoit un certains nombres d’actions visant à atteindre des buts similaires à la Charte Européenne. Cependant on peut retenir que certaines actions peuvent être renforcées pour mettre plus en conformité les politiques régionales et la Charte.
- Éducation dès la petite enfance à l’apprentissage de la langue bretonne par un soutien financier aux associations bretonnes développant ce projet dans les crêches associatives ou parentales notamment.
- Garantir dans les lycées la liberté de choisir dans de bonnes conditions d’enseignement la langue bretonne qu’ils soient privés, associatifs, ou publics, d’enseignement général ou professionel. Poursuite et renforcement du dispositif Skoazell; dialogue avec le rectorat dans le comité régional paritaire pour l’ouverture de classes.
- Soutien à la formation professionnelle en langue bretonne et aux cours pour adultes
- Mise en place d’un système de traduction simultanée et permanente pour les sessions du conseil régional et du CESR; mise en place d’une signalétique bilingues externes et internes dans tous les locaux propriété de la région; publication en langue bretonne (internet et papier) des grands dossiers du conseil régional.
- Soutien à une politique audiovisuelle bilingue dans les 5 départements par l’aide à la création d’une télévision régionale et le soutien aux réseaux des radios.
- Soutien à l’embauche de traducteurs dans les grandes associations culturelles bretonnes et les équipements publics où la région intervient majoritairement dans le budget.
- Renforcer le lien économie et culture bretonne par un plan d’aide aux entreprises pour valoriser l’emploi de la langue bretonne par leurs salariés.
- Demander des compétences bilingues pour les recrutements de personnels bilingues aux postes d’acceuil du public de la région.
3- agir à nouveau avec la plus grande détermination, pour obtenir de l'État le transfert des compétences et des moyens, en vertu du principe de subsidiarité, dans les domaines de la culture, de la communication et de la politique linguistique ?
Les élus Modem, centristes et démocrates, ont pour valeur fondamentale de leur engagement politique : la démocratie de proximité, la décentralisation, la subsidiarité et le renforcement du pouvoir régional.
Notre projet national dans ses 12 proposistions pour les régionales propose que La région devienne pilote en matière de culture.
Langue bretonne
Patrimoine de l'humanité, source d'ouverture et de développement, la langue bretonne est, selon
l'UNESCO, gravement menacée dans son existence de langue vivante.
Enseignement
4- Le Conseil régional doit-il mettre en place un plan cohérent de développement de l'enseignement bilingue par immersion et paritaire, de l'enseignement professionnel et universitaire en breton et de relance de l'option breton dans l'enseignement secondaire dans l'objectif d'une généralisation de l'offre ?
Oui, dans les trois filières d’enseignement bilingue.
L’apprentissage par les adultes
L'apprentissage de la langue par les adultes est une exigence et la voie la plus courte pour renouer le fil des générations, réduire la fracture dans la transmission et pour la reprise de son usage social et familial.
5- Le Conseil régional doit-il développer le soutien à la formation des adultes notamment en aidant les structures d'enseignement, la création des outils pédagogiques et l'aide directe aux apprenants ?
Bien sûr, poursuivre les aides aux associations proposant sur la Bretagne à la fois des cours du soir, mais aussi des stages longs d’immersion. Le soutien à la création d’outils prédagogiques pour l’apprentissage adulte pouvant revêtir différents supports d’apprentissage : e-apprentissage, dvd, internet dédié, films ou tout autre support pensé par les pédagogues peut faire partie de la politique linguistique du Conseil régional, mais aussi des autres politiques sectorielles concernant l’éducation, la recherche et l’innovation. Concernant l’aide directe aux apprenants, les élus du Groupe Modem sont favorables à l’octroi de bourses pour des stages d’immersion ou dans les dispositifs déjà existants de la région matière de formation professionnelle, ou bien après évalutation des besoins actuels, à créer des bourses spécifiques pour les personnes les plus démunies qui souhaiteraient renforcer leur pratique de la langue.
L’usage social de la langue
Le Conseil régional doit-il :
6- conduire une politique pour des actions d'éducation et d'animation en langue bretonne, notamment auprès des enfants et des jeunes : crèches en langue bretonne, centre de vacances, centres de loisirs sans hébergement ?
Un des enjeux majeurs pour la langue bretonne est bien évidemment de ne pas couper le lien des générations de locuteurs et de préparer les générations à venir. C’est un véritable chantier à ouvrir pour la petite enfance, la Bretagne est très en retard dans ce domaine par rapport par exemple au Pays de Galles.
Concernant les équipements publics de la petite enfance, qui sont en général de compétence communale, la région peut dans un premier temps aider les associations à sensibiliser les jeunes parents sur les avantages de l’apprentissage précoce en soutenant des actions à vocation régionale. Par ailleurs, elle peut envisager d’aider financièrement des communes ou des associations à créer des crèches ou est pratiquée l’immersion dans la langue bretonne mais compte tenu des impératifs budgétaires et des risques juridiques, elle pourrait peut-être mettre en place ces aides dans le cadre d’appel à projets. Le caractère expérimental des premiers projets pourraient encourager les communes à devlopper à terme une politique dans ce sens et contrainderait la région ensuite à concevoir une politique globale.
Concernant les centres de vacances et les CLSH, voire les MPT et maisons de quartier, la région peut aider à créer une filière de formation professionnelle en breton des animateurs socio-culturels conforme à la convention collective des animateurs et des beoins ou les formations de puériculture.
7- contribuer à la prise en charge des animateurs bretonnants pour l'encadrement des élèves internes des collèges et lycées bilingues ?
La prise en charge financière des postes (à temps plein ?) des animateurs bretonnants des lycées bilingues est une bonne idée à partager avec les communes et les départements concernés. Il s’agira de préciser d’une part en terme de compétences, les profils souhaités par les différentes filières d’enseignement, puis en terme de besoins chiffrés du nombre de postes et du nombres d’heures, avant d’évaluer si le budget régional peut y participer et à quel pourcentage. L’aide inventée par le Conseil Général du Finistère il y a quelques années pour donner une aide forfaitaire au financement des postes des formateurs de musique dans les bagadoù, a été le déclencheur de sa professionnalisation et de son développement. A l’instar de ce coup de pouce, une politique de ce type peut être envisagée au niveau régional.
La promotion de la langue et politique linguistique
La promotion de la langue est une action transversale.
Le Conseil régional doit-il :
8- développer des campagnes d'information et de promotion visant les différents publics (découverte et étude du breton ou du gallo, pour les parents, les enseignants, dans les écoles, bibliothèques, médias, services publics....) ?
Le Conseil Régional de Bretagne maîtrisant ces choix de communication, a déjà aidé à des actions de communication d’envergure régionale ou nationale pour l’identité bretonne, mais sans doute pas suffisament pour la langue bretonne. Le choix stratégique d’associer des mots en breton avec des mots en anglais style Breizh-touch, nous semble un peu sophistiqué et assez loin des publics qu’il s’agit de toucher en Bretagne. En conséquence il nous semble important avant tout d’avoir connaissance des évaluations des campagne déjà menées tant sur le plan financier que du contenu ainsi que de leur impact réel.
Hormis la communication institutionnelle, il s’agit de mettre en place des axes de politique de communication qui vise le pragmatisme plus que l’auto-satisfaction. Les supports à choisir sont aussi déterminants : campagne d’affiche 4X3 sur tout le territoire, public résidant en et hors Bretagne pour aider la diaspora, utilisation des nouvelles technologies et pour les campagnes d’informations s’appuyer sur le réseau associatif local au coeur des territoires.
9- développer l'usage systématique du breton dans les actions et les services de la Région et doit-il conditionner ses aides au respect des objectifs de la politique linguistique ?
Le Conseil régional doit donner l’exemple pour les bretons et aussi servir de laboratoire pour les autres collectivités territoriales bretonnes. Mise en place d’un système de traduction simultanée et permanente pour les sessions du conseil régional et du CESR; mise en place d’une signalétique bilingues externes et internes dans tous les locaux propriété de la région; publication en langue bretonne (internet et papier) des grands dossiers du conseil régional.
La conditionnalité des aides est parfois réductrice notamment en matière d’enseignement de la langue bretonne : faut-il refuser d’aider un projet d’enseignement bilingue s’il y a peu d’inscrits ? Nous préférons un dialogue qualitatif suivi et efficace entre les élus régionaux et les porteurs de projets. Cela passe par une commission culture du conseil régional qui
fonctionne de manière plus démocratique, qui permette aux élus régionaux d’étudier vraiment les dossiers et d’en débattre.
Cela passe aussi par la nomination d’un Vice-Président(e) à l’identité régionale et à la réunification, plutôt qu’un président de commission, car représentant une vraie volonté politique. Concernant la sensibilitation des personnels et services de l’administration régionale, il s’agit d’avoir un élu référent au personnel qui soit favorable à la langue bretonne et non réticent comme aujourd’hui. Concernant les personnels externalisés notamment dans les Lycées, nous sommes favorables à mettre en place une reconnaissance financière aux personnels bretonnants.
Langue gallèse
Le gallo est la langue romane de Haute-Bretagne.
Le Conseil régional doit-il :
10- développer le soutien aux associations de promotion du gallo : collectage et mise en valeur de ces collectes, travaux de lexicographie, de toponymie ?
Bien sûr, que la région Bretagne doit soutenir la langue gallèse mais les enjeux en terme d’engagement financier ne sont pas à la même hauteur que ceux qui visent à sauver la langue bretonne.
11- soutenir l’enseignement optionnel du gallo de la maternelle à l'université, et favoriser la création d'un enseignement bilingue gallo/français ?
Oui sur le principe.
Médias
Radio
Le Conseil régional doit-il :
12- renforcer le soutien aux réseaux de radios associatives de langue bretonne ou gallo pour assurer un véritable service de haute qualité ?
La politique régionale d’aide aux radios existe déjà mais le maillage du territoire est largement incomplet. Un lien région/intercommunalité (voire Pays) est à mettre en place en partenariat pour développer des stations professionnalisées sur la Bretagne. L’aide à des émissions en langue bretonne sur les radios françaises émettant sur la Bretagne est aussi une piste qui nous tient à coeur pour toucher le public.
13- créer une radio de service public entièrement en langue bretonne émettant sur l’ensemble de la Bretagne à cinq départements sur les réseaux grand public ?
C’est un objectif à atteindre dans le long terme. En attendant, un partenariat avec les antennes bretonnes de France Bleue est à renforcer comme avec France 3, pour garantir la diversité culturelle et la promotion de langue sur les ondes. Cela passe aussi par une aide financière à la création d’émissions nouvelles et des pilotes d’émissions permettant de toucher notamment le public jeune.
Télévision et nouveaux medias
Le Conseil régional doit-il :
14- avoir pour objectif de mettre en place une télévision régionale à caractère public sur les cinq départements bretons, diffusant de façon c onséquente en breton ou en gallo, sur le modèle des autres télévisions régionales européenne ?
Si la Bretagne pouvait avoir une télévision comme S4C au Pays de Galles, la langue bretonne serait sans aucun doute bien aidée...
Nous sommes d’accord pour partager cet objectif collectif : avoir un outil de diffusion télévisuel public sur la Bretagne à 5. C’est un objectif à porter au niveau européen. Ce serait un formidable projet fédérateur de l’esprit coopératif breton, associé à la création d’une filière économique en amont et en aval portant tous les métiers bilingues créatifs, commerciaux et techniques du monde audiovisuel.
15- renforcer l'aide à la production radio et audiovisuelle en breton et gallo ?
Indépendamment d’une télévision bretonne à créer, la Bretagne doit renforcer ces politiques d’interventions pour les langues régionales dans l’audiovisuel. La politique d’aide à la création de films est déjà en route, de la convention avec le CNC au Fond d’aide à la Création audiovisuelle en langue bretonne, au soutien à une britonnisation de la filière Images et Réseaux, ...
L’aide à la production doit s’épanouir à plusieurs échelles : de l’écriture de scénarios et d’émission à la production et diffusion finale.
Une politique des partenariats est à inventer avec nos voisins des pays celtiques, notamment pour partager des pilotes d’émissions déjà existants à traduire pour les diffuser.
Poursuivre la politique de soutien à Dizale, pour la réalisation et la traduction de produits audiovisuels en Breton.
Ouvrir un partenariat avec les structures formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel pour y proposer aux futurs profesionnels un apprentissage de la langue bretonne.
Poursuivre l’aide aux télévisions locales de proximité et les Web-TV.
Histoire
Promouvoir l'accès du plus grand nombre à la connaissance de l'histoire de la Bretagne en particulier dans son cadre européen, constitue un élément essentiel pour l'identité culturelle de la Bretagne, permettre aux Bretons de se situer dans le monde et renforcer l'attractivité de la Bretagne.
16- Le Conseil régional doit-il promouvoir la connaissance de la dimension bretonne et européenne de l'histoire dans l'enseignement, la valorisation des sites historiques, la création d'outils pédagogiques adaptés tels qu'une maison de l'Histoire de la Bretagne, et apporter son soutien aux actions de formation au niveau associatif ?
Répondre en une phrase est difficile : Les bretons doivent se réapproprier leur histoire, toute leur histoire. Il y a un travail très important à faire auprès des publics de tous âges, et surtout les jeunes qui méritent d’apprendre à l’école l’histoire de la Bretagne avec des ouvrages adaptés ralisés par des historiens connaissant bien l’histoire bretonne.
Nous proposons que la Région se rapproche des autorités académiques pour financer des modules d'apprentissage de l'histoire de la Bretagne en lycées, action qui pourrait faire tâche d'huile dans les départements pour les collèges.
Édition
17- Le Conseil régional doit-il avoir une politique d'aide à l'édition et à la diffusion d’ouvrages en langue bretonne et gallèse, ainsi qu'aux projets d'édition en breton, gallo et français, y compris aux éditeurs associatifs dans le domaine de la culture bretonne ?
L’édition est un monde fragile en ces périodes de crise économique comme toutes les filières culturelles, et l’édition en langue bretonne n’échappe pas à ce constat. Le Conseil Régional de Bretagne mène déjà une politique depuis longtemps pour l’édition en langue bretonne. Avec l’EPCC Livre et lecture en Bretagne, il y a un bel outil pour le livre en Bretagne. C’est d’abord à l’intérieur de cet outil financé paritairement, que la région Bretagne doit proposer une politique de soutien aux éditeurs en langue bretonne en terme de diffusion et de promotion.
L’aide à l’édition doit rester un axe fort de la politique culturelle du conseil régional, que ces éditeurs soient en entreprises ou en association. Nous savons les arguties juridiques que certains opposent ou en terme d’action des politiques publiques. Aujourd’hui l’édition en langue bretonne a surtout besoin d’aide à la diffusion mais aussi à la
production de nouvelles collections et de titres, dans tout l’éventail des genres littéraires : du scolaire à la littérature générale en passant par l’édition numérique....
Spectacle vivant et activités artistiques
Le dynamisme de la Bretagne en matière de production discographique, d’expression musicale, son nombre d’artistes professionnels et amateurs, leur qualité et leur ouverture artistique, en font une terre privilégiée en matière de créativité.
Cette créativité n'est pas reconnue par les scènes officielles parisianistes qui bénéficient pourtant des aides des collectivités bretonnes.
Le Conseil régional doit-il :
18- promouvoir cette richesse culturelle en favorisant l'accès des artistes amateurs ou professionnels bretons aux scènes de Bretagne en conditionnant une partie des aides à une programmation liée à la matière de Bretagne ? Ne doit-elle pas mettre en place une politique de promotion de ces artistes à l'échelle nationale et internationale ?
Premier élément sur le spectacle vivant , faire reconnaître la spécificité bretonne alliant artistes professionnels de niveau international et formations artistiques de talent regoupant des amateurs, comme dans la musique et la danse bretonne. (vigilance pour l’adaptation de futurs lois et réglements nationaux que ce soient sur les pratiques artistiques amateurs ou les taxes sur les produtions)
Sur la question de promouvoir les artistes et les troupes de Bretagne à l’extérieur (scènes nationales et internationales), la Région bretagne n’a pas beaucoup innovée ces dernières années. Entre les frais de déplacements à l’étrangers pour les cercles et bagadoù, et quelques grands rendez-vous populaires à Paris ( Bercy, breizh touch), il existe de la place pour inventer une autre politique de promotion de nos artistes. C’est une question de volonté politique.
Les élus Modem sont pour un pouvoir régional plus fort qui prend en charge une politique régionale de la culture. La question de la conditionnalité des aides nous semble un pis-aller. Tout d’abord parce que chaque festival à sa liberté de programmation artistique et que ce n’est pas à la région financeur d’intervenir dans la programmation. La signature
par certains festivals de la Chartre des festivals durables garantit aussi un engagement de principe pour une programmation qui tienne compte de la diversité culturelle donc de l’expression de l’inspiration créative des artistes bretons.
L’aide aux festivals et aux projets artistiques en amont portant sur des spectacles de grande envergure inspirée de la langue et de la culture bretonne est une politique incontournable. Reste à savoir qui la défend et avec quels moyens.
19- soutenir l'emploi dans le secteur de la culture populaire qui fait l'attractivité de la Bretagne, comme il existe un soutien public à divers secteurs de la culture institutionnelle (grandes scènes, orchestres professionnels, troupes de théâtre..) ?
Nous souhaitons mettre en place un Portail de l’emploi culturel régional rassemblant les acteurs de la formation, de la pratique, de la création et de la diffusion.
La culture dite traditionnelle est très créative en Bretagne mais c’est vrai souffre d’un manque de moyen du fléchage financier conventionné des partenariats avec l’Etat ( Etat qui se désengage d’ailleurs de plus en plus...).
On ne pourra pas éviter de se poser la question du financement de certaines institutions régionales, qui pour beaucoup ont été centralisées à Rennes, délaissant la Bretagne occidentale.
20- travailler à la mise en place d'une école de la création en langue bretonne dans tous les domaines : allant du théâtre à l'audiovisuel, au cinema et diverses formes d'expression pour la formation tant des professionnels que des amateurs ?
Oui sur le principe, intéressant de voir un projet.
21- œuvrer à l'intégration des différentes expressions artistiques bretonnes (arts plastiques, musique, photographie, chorégraphie, théâtre, poésie, architecture...), dans les écoles et conservatoires et la formation des professeurs ?
Concernant les conservatoires municipaux, la sensibilisation des formateurs à la richesse de la création artistique bretonne est un travail à renouveller chaque année en raison de la mobilité des enseignants et des équipes.
Oui nous sommes favorables en lien avec les associations à faire émerger des propositions d’enseignement de la culture bretonne dans les conservatoires.
Concernant la formation des professeurs, nous sommes inquiets pour l’avenir du CEFEDEM.
Oeuvrer pour obtenir un DE de danse traditionnelle pour permettre son enseignement dans les conservatoires.
Jeux et sports traditionnels
22- Le Conseil régional doit-il soutenir la prise en compte par le Ministère de la jeunesse et des sports de la dimension régionale des pratiques des jeux et sports traditionnels et de leurs Fédérations?
Bien évidemement nous sommes favorable à une reconnaissance nationale des pratiques sportives propres à la Bretagne, gouren, fédération des jeux bretons....
Actions patrimoniales
23- Le Conseil régional doit-il avoir une politique d'aide aux associations assurant, de fait, une mission de service public dans les domaines patrimoniaux et favorisant la découverte, la transmission, et l'utilisation par la création de centres de ressources : oralité, savoir-faire, costume, patrimoine bâti, environnement ?
Tous les patrimoines bretons ont besoin de l’aide du Conseil régional de Bretagne : patrimoines historiques, ethnologiques, immatériels, paysages. La Bretagne peut être reconnaissante de manière générale à tous les bénévoles qui oeuvrent dans le domaine culturel souvent sans beaucoup de moyens.
Pour les politiques du Patrimoine une politique de partenariat région/ départements/ pays/EPCI/communes est à développer.
Réunification de la Bretagne
Le rétablissement de la Bretagne dans ses limites culturelles et historiques correspond au désir clairement exprimé d'une large majorité de la population, des assemblées représentatives et des élus des cinq départements bretons.
24- Le Conseil régional doit-il mener une action volontariste pour obtenir la réunification de la Bretagne pour constituer une région forte tant sur le plan économique que culturel en Europe ? Quelles actions concrètes doit-il conduire en ce sens ? Doit-il ainsi que le département de Loire-Atlantique faire une demande officielle auprès du Gouvernement pour la réunification des cinq départements ?
Oui le conseil régional doit mener une action politique forte et concrète pour la Réunification. En demandant l’abrogation du décret de 1941, en organisant une session pléinière annuelle réunissant les Conseillers généraux de Loire-Atlantique et les conseillers régionaux de Bretagne et en envisageant tous les moyens juridiques et politiques disponibles – demander à l’Etat de prendre des initiatives suite à l’adoption des voeux au Conseil régional de Bretagne et au Conseil général de Loire-Atlantique, organiser une consultation de la population ? - pour accélérer l’aboutissement de cette légitime revendication bretonne.
Soutien à la Coordination KEVRE BREIZH et aux têtes réseau des associations culturelles bretonnes
Les fédérations culturelles bretonnes, celles de jeux et sports traditionnels, celles du patrimoine culturel matériel et immatériel, jouent un rôle très important d'éducation populaire, de transmission culturelle et de lien social en Bretagne, favorisant l'intégration, la créativité et l'apprentissage de la citoyenneté. Elles défendent le droit des Bretons à leur culture, à leurs langues et à leur identité c'est à dire « le droit de chacun de participer à la vie culturelle » en tant qu'acteurs et non comme simples consommateurs passifs (agenda 21 de la culture). Elles développent aussi des relations inter-génération, inter-régionales et internationales favorisant l'ouverture des Bretons et leur participation à la construction d'une Europe et d'un monde équitable, durable et de respect mutuel.
Pour permettre aux associations culturelles bretonnes de jouer pleinement leur rôle en se structurant, en décloisonnant leurs activités, en assurant une formation ouverte tant de leurs bénévoles que de leurs salariés, en mutualisant leurs compétences et en rassemblant leurs énergies, et leurs ressources, en défendant leurs spécificités,
25- Le Conseil régional doit-il apporter son aide à la Coordination des associations culturelles bretonnes KEVRE BREIZH, au développement des fédérations locales ou Ententes de pays et aux grandes fédérations régionales dans le respect de leurs différences et des spécificités qu'elles représentent ?
Le groupe des élus Modem a été sceptique lors de la délibération proposée par la majorité de gauche pour la création d’une troisième chambre puis une administration de plein droit. Ce dossier nous semble avoir été très mal géré politiquement comme un rattrapage subi et non pas une politique volontaire et choisie.
Nous avons des interrogations sérieuses sur le fonctionnement du nouveau Conseil culturel : administration régionale. Même si nous sommes favorables au renforcement du pouvoir régional, notamment dans le domaine culturel, nous pensons que la méthode choisie n’a été suffisament démocratique.
Nous sommes demandeurs d’une rencontre sur ce sujet et notamment sur la coordination des actions entre la région et les associations.
Concernant les Ti Ar Vro et ententes de Pays, la région doit être aux côtés des communes et des territoires pour accompagner financièrement les fédérations locales dans le respect de leur identité. Nous sommes plus le pluralisme et le respect de la diversité.
Donc, nous ne sommes pas pour une uniformisation des Maisons de la Culture Bretonne sur toute la Bretagne, ni dans leurs modes de fonctionnement ni dans leurs actions, car cela ne correspond pas à notre identité bretonne.