Partager l'article ! Pour les langues, la culture et les droits des Bretons: Introduction KEVRE BREIZH, Coordination culturelle associative de Bretagne, mis ...
KEVRE BREIZH COORDINATION CULTURELLE DE BRETAGNE
Introduction
KEVRE BREIZH, Coordination culturelle associative de Bretagne, mise en place dans le cadre de la création du nouveau Conseil culturel de Bretagne, regroupe la plupart des fédérations et associations culturelles bretonnes et représente plus de 50 000 adhérents dans les cinq départements bretons. Elle a pour objectif le développement et la promotion de la culture bretonne, des langues spécifiques de Bretagne, le breton et le gallo, de son patrimoine matériel et immatériel, ainsi que la défense des droits culturels des Bretons.
C'est pourquoi, nous avons souhaité connaître, comme à chaque élection, les engagements des différentes listes candidates aux élections régionales afin d'en informer nos adhérents, nos sympathisants et les citoyens de façon plus large.
Les Bretons, en tant que personnes et en tant que peuple qui a une histoire et une culture qui lui est propre, ont des droits, garantis par la communauté internationale, notamment le droit au plein épanouissement de leur personnalité dans leurs langues et leur culture dans les cinq départements bretons qui constituent un territoire attesté depuis plus de dix siècles dans lequel ils se reconnaissent. Ces droits ont été affirmés en 1978 dans le préambule de la Charte culturelle de Bretagne, signé par l'État, la Région et les cinq départements bretons.
L'État et les collectivités territoriales bretonnes ont l'obligation d'assurer l'exercice de ces droits. Il s'agit d'une condition de la démocratie et du développement durable.
Ces droits et ces obligations sont inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, la Convention européenne des droits de l'homme, différentes conventions qui en découlent, les traités internationaux et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, que la communauté internationale demande de plus en plus instamment à la République française de respecter.
Mais la France reste encore sourde à l'application de ces droits culturels, partie intégrante des droits de l'Homme. Son refus persistant empêcherait aujourd'hui son adhésion à l'Union européenne selon les critères de Copenhague (1993) aujourd'hui intégrés dans le Traité de l'Union européenne.
La France reste un État centralisé, qui remet en cause des avancées démocratiques obtenues dans les années passées et des principes constitutionnels comme l'organisation décentralisée de la Républiqueet la libre administration des collectivités territoriales.
En conséquence,Nous attendons de la France qu'elle mette sa législation et ses actes en conformité avec les droits de l'Homme, le droit international, les principes de l'Union européenne et même ses propres principes qui demeurent trop souvent inappliqués.
Mais nous attendons aussi de la Région qu'elle se positionne de manière déterminée pour permettre à chacun de vivre sa culture de manière sereine et créative et pour garantir l’avenir de nos langues.